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Voyage de l’Ascension du 14 au 19 mai 2012 en Alsace.

publié le 1er juin 2016 (modifié le 20 juin 2016)

Voyage de l’Ascension du 14 au 19 mai 2012 en Alsace.

Les temps sont durs et je n’avais pas de sous pour ce voyage en Alsace. Pas de soucis, me suis-je dit : je vais frotter la manche à Tatie Marie-Claude et à moi les vacances…
Mais j’ai eu beau pleurer, supplier, pas moyen d’atteindre sa corde sensible. J’ai mis en avant que j’avais été très sage ; elle m’a répondu qu’elle le dirait à Saint-Nicolas…
Et c’est la mort dans l’âme que je les ai vus partir sans moi.

Ne pouvant relater moi-même ce voyage, je laisse maintenant la parole à Lucien.

Votre serviteur,
Signature Montmarchou

Le compte-rendu de Lucien.

Le "Haut Rhin" est proposé avec comme point de chute l’hôtel "Le Relais d’Alsace" à ROUFFACH

Comme un colombophile, je déclare avoir eu une bonne colonie.
Les inscriptions s’enchaînent. Trois jours après l’annonce de la reconduction du voyage, le car est presque complet … et les versements suivent.
Vient alors le jour du départ : le 14 mai. Les pigeons sont à l’heure, bien à l’heure et nous partons à l’heure. Jean, notre chauffeur est aussi ravi de nous emmener. Toutes et tous roucoulent et ce d’autant plus que le soleil nous accompagne déjà.
Après une halte petit-déjeuner à Spy, nous poursuivons notre route en direction du Luxembourg. Ensuite, l’aire d’autoroute de Berchem nous réservera une surprise ! Un apéro collectif sera servi. Après quoi, chacun aura la liberté de se restaurer à sa guise.
De retour au car, bien vite nous sommes en France, notre terre d’accueil. Les pigeons roucoulent d’avantage et soudain plus un mot. En effet Lucien prend une première fois le micro pour narrer quelques faits historiques concernant les villes traversées ou voisines de notre passage et ce, jusqu’au col du Bonhomme où nous marquons une pause. Et, c’est en ce lieu que Liliane posera qui sait, à côté peut être d’un de ses ancêtres, le Général Bataille tué le 08/09/1914. Son monument a été inauguré le 12/08/1939.
Après la descente du col, la colonie est à la chasse aux cigognes et il en sera ainsi chaque jour.
A l’approche de ROUFFACH, notre chauffeur ayant très bien dirigé la manœuvre, nous ne sommes pas pressés par le temps. Il quitte donc la départementale pour nous déposer au centre du village.
La chasse aux cigognes reprenait de plus belle. Il suffisait de lever les yeux. Il y en a même qui ont vu maman nourrir les bébés cigogneaux. Et c’est ainsi qu’à pieds nous rejoindrons notre hôtel après une marche de 1800 m.
Les clefs distribuées, les chambres sont prises d’assaut. Les douches sont appréciées.
19h30, l’heure du repas. A nouveau la colonie est au poste. Les menus avaient au préalable été choisis par Annie Z., Arlette C., Chantal D., Monique N. et Yvonne D. Un bon choix journalier mesdames !
Jour 2.
RIBEAUVILLE est notre première destination. Les plus conquérants défieront les 6km500 mais aussi et surtout le dénivelé dès le départ de 360 m en l’espace de 1km300. Les ruines des châteaux Saint Ulrich, du Guisberg, le monastère du Dusenbach et son superbe chemin de croix nous ramène ensuite en ville. Dur dur, mais pas d’abandons. Le reste de la colonie ayant à sa manière visité la ville à pieds, voir même en petit train touristique.
HUNAWIHR sera notre seconde étape où par un circuit de 1500 m, en groupe nous irons jusque l’église fortifiée de ce village.
Troisième destination du jour, RIQUEWHIR où, chacun déambulera à sa guise.
Jour 3.
En route vers MULHOUSE et son musée automobile privé de la collection « SCLUMPH ».
Les flashs pétillent. Elles sont toutes étincelantes. Certains émettent un choix mais c’est en bus que nous poursuivrons notre périple.Après le repas libre pris en ce lieu, direction SOULZTMATT pour une marche ‘facile’ de 8km500.
C’est au pied de la source découverte en 1272 que nous entamerons ce périple. Au détour d’une courbe, ils sont une trentaine voulant voir de plus haut. Ils graviront une côte pour atteindre l’oratoire d’où une vue magnifique nous laisse découvrir la région en contre- bas. Nous rejoindrons le reste de la colonie au cimetière Roumain après avoir découvert 2 terrains de foot au milieu de rien. Au retour, le car se complètera au centre du village pour récupérer peut être ceux qui ont voulu faire une cure de ‘Lisbeth’, l’eau ainsi dénommée mise en bouteilles en ce lieu.
En route maintenant pour ORSCHWIHR où la famille Heagelin&Materne était prise de court pour nous accueillir … nous étions à l’avance ! C’est là que nous avons appris que le vin rouge était bon pour la santé mais aussi que le vin blanc est bon pour le cholestérol … à vérifier avec le temps ! Des bouteilles se sont vidées. D’autres parfums ont aussi été goûtés. Des sous ont étés dépensés. Il ne restait plus à Jean qu’à caser les cartons pour les ramener à bon port.
19h30. Surprise annoncée. Repas choucroute agrémenté d’une soirée Alsacienne. Ils ne sont que deux du groupe « Holatrio Hop’sasa » pour l’animer mais avec quel dynamisme. Personne n’est passif … pas possible avec cette dame. De plus, à présent chacun sait ce que veulent dire les dessous de ces dames en costume du pays et nos dames aussi à présent savent si le sexe opposé est célibataire, fortuné ou pas.
Jour 4.
Pour récupérer quelque peu il fallait bien une ballade en car. C’est en direction du ‘Grand Ballon’ où la neige est encore présente que nous nous dirigeons. La haut, les préparatifs vont bon train car l’après-midi a lieu une course de montagne. Le marchand ambulant, beau parleur, arrivé en matinée fait son baratin mais notre colonie le dévalise de ses produits miraculeux pour la gorge, etc.
Après avoir pris un bol d’air frais, en route pour la descente. Guebwiller se présente à nous. Les estomacs se creusent. Ouf un magasin U. Pas de bol il est fermé. Heureusement, l’hôtel avait préparé à la demande des sandwichs. Ceux-ci ont été dévorés sur des bancs publics bien exposés au soleil.
Nous partirons ensuite pour le plat de résistance ; une marche de 11 km au départ de PFAFFENHEIM. Circulez, ici il n’y a rien à voir ! Donc, les non marcheurs s’en iront en car grâce à Jean ; destination ROUFFACH où ils pourront faire le tour des remparts, ré-admirer les cigognes, déguster de bons crus.Les assoiffés de marche, suivront le guide ou plus tôt le précèderont. Le début est pentu et lent pour les mordus des « points de vue » !
Au surplomb du vignoble, une chapelle salvatrice. Ouf, la forêt, le plat … par pour longtemps. Un nouveau chemin de croix nous amène à Notre-Dame du Schauenberg (une guérison miraculeuse aurait eu lieu à cet endroit au 15è siècle).
Après une pause, un moment de recueillement pour certains, la colonie se remet en route. Ça monte encore mais en douceur cette fois bien que, souvent, au loin, à l’arrière on entende : « point de vue » ; synonyme de stop > repos. Le circuit nous conduira à ‘Notre Dame du Hubel’. Heureusement qu’un grand panneau attire notre attention car nous serions passés au pied de Notre Dame sans l’apercevoir. Notre chemin nous conduira ensuite dans les faubourgs de ROUFFACH et à partir de cet instant, chacun sera libre. Certains se rueront vers le premier bistrot en vue, d’autres regagneront le centre du village pour aussi s’y désaltérer et en définitive, c’est presque groupés que nous regagnerons l’hôtel à pieds.
Jour 5.
Après un court déplacement, nous voilà à COLMAR où le petit train touristique, nous prenons à 9h40. Après un circuit de 40 minutes, la liberté est de mise.
A 13h30, nous partons pour EGUISHEIM la médiévale. Ville typique en cercle où la photo de famille est réalisée.
A 16h00, sentant le fromage, nous partons pour SOULTZEREN chez la famille ROESS nichée à 750 m d’altitude. Nous sommes encore quelque peu en avance. De suite il est remarqué que la maison est connue car il y a bon nombre de clients qui se suivent. Notre guide nous rejoint … un moulin à paroles. Oh non ! Un amoureux de son métier. Pendant les explications nous distillées, les plus pressés passent déjà au comptoir de vente. Les deux box frigos emportés sont remplis à raz bord. Les glaçons mis au congel la nuit à l’hôtel serviront à maintenir au frais ces précieux produits.
Nous descendons ensuite la pente de la montagne pour regagner notre hôtel pour notre dernière nuit. Les mines sont tristes rien que de penser au retour mais, la soirée sera encore pleine d’émotions. Des « merci » par ci, des « merci » par là, des félicitations. Ces éloges déclarés par Arlette D. sont empreints de sincérité.
Certains sont alors mis à contribution pour remettre aux lauréats les souvenirs offerts par la colonie.
Le personnel de l’hôtel sera aussi mis à l’honneur lors de ce dernier repas.
Les participants à ce séjour sont unanimes pour déclarer qu’ils ont passé un agréable moment.
Jour 6.
Avant de prendre congé de notre lieu d’hébergement, Jean, notre chauffeur se verra gratifier d’une bouteille de « Tournaisienne » et dans sa feuille de route, un pourboire bien mérité.
Quant à madame Billard, propriétaire de l’hôtel nous la quitterons en lui remettant une bouteille de « Tournaisien » et une « Tournaisienne » ; soit un souvenir marqué au sceau de notre ville.
Le retour sera encore ponctué d’un apéro collectif à Berchem au Luxembourg et cette fois avec du liquide importé d’Alsace ; Arlette D. nous en fait la surprise.
Nous voilà déjà à FROYENNES, Marie-Claude qui devait véhiculer des voyageurs est invitée à monter à bord du bus. Elle fut après une petite déclaration par Chantal D. remerciée pour son implication à ce voyage via les relevés comptables et recevra quelques centilitres de vin de là-bas.
Avant de nous quitter, au préalable, Lucien aura fait l’éloge aux participants tout en souhaitant que 2013 soit dans la lignée de 2012 sous la houlette de son organisateur antérieur bien entendu.
On n’oubliera pas non plus Francis et d’autres qui par leurs vocalises ont régulièrement donné la fièvre au groupe pour entonner des airs bien de chez nous et tout qui par une action ou l’autre a fait de ce séjour, une fête.

Ce voyage a été rendu possible grâce à :
Hedwige L. (relations hôtel, documentation canton de ROUFFACH)
Alain P. (documentation canton de RIBEAUVILLE)
Bernard M. (lien comité MM, trésorerie)
Annie Z., Arlette C., Chantal D., Hedwige L. Monique N. Yvonne D. : (menus)
Lucien E. (commissaire marches)
Georges P. (conseiller, commissaire)
Lucien D. (gestion programme)

Ma devise était : « L’amitié par la marche » vous avez adhéré à ce slogan qui n’est pas de moi …

Merci à Vous,
Lucien D.